mardi 11 décembre 2012

Le data mining et la recherche translationnelle : deux nouvelles "tendances" en recherche

Le Data mining est une nouvelle forme de recherche scientifique qui se fonde sur l'analyse essentiellement statistique d'immenses bases de données :  celles que le mouvement Open data est en train de rendre accessibles sur Internet ou celles qui sont constituées de manière lucrative afin d'être vendues à des équipes de recherche (banque de données en génomique, par exemple). Une série d'articles du blog français Mysciencework (Le data mining : des données au savoir) en fait un portrait détaillé :
L’informatique a permis d’accumuler des quantités massives de données sur des sujets divers et variés, qu’il s’agisse du génome humain, de simples opérations de vente ou encore de données textuelles. Une donnée brute, tant sous sa forme numérique que papier, n’est pas intéressante en elle-même. Le data mining (« fouille de données » pour les francophones, également appelé Knowledge Discovery From Data) lui apporte tout son intérêt. Comment transformer les données en sources de savoir ? Voici l’une des grandes questions qui préoccupent les experts de la donnée. Le data mining tente d’apporter des réponses à cheval sur un grand nombre d’autres disciplines, soit en tant qu’outils comme les statistiques et la recherche opérationnelle, soit en tant que domaine d’application comme la sociologie, le marketing ou la biologie.
La recherche translationnelle, quant à elle, est le nouveau mot magique de la recherche biomédicale. Elle désigne une orientation de cette recherche biomédicale vers le traitement (médicamenté) des maladies connues, donc vers l'application concrète aux soins de santé et à l'industrie pharmaceutique. Dans "biomédical", le "médical" l'emporte et, avec lui, le financement de cette recherche, de plus en plus industrielle et appliquée. En effet, comme l'indique cet article d'un chercheur doucement indigné, cette orientation se fait au détriment de la recherche plus fondamentale sur les phénomènes vivants : croissance des cellules, etc.

Les innovations numériques et la crise des finances publiques et universitaires ont un effet direct sur le genre de science que fabriquent les chercheurs de notre temps.

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