mercredi 26 décembre 2012

La science vue par une jeune Québécoise - comment le gouffre reste profond

Voici un commentaire très éclairant sur le gouffre qui sépare la parole scientifique et les citoyens "ordinaires" (cet adjectif lui-même, sous-entendant le caractère extra-ordinaire des scientifiques, étant lourd de sens...). Il émane d'une étudiante de 20 ans qui se prépare à un métier dans le domaine des communications et qui réfléchit sur la science:
Ce qui m’énerve de la science, et ce que le constructivisme affirme aussi, c’est qu’elle prétend décrire et détenir la vérité absolue. Pour vérifier cela, je n’ai qu’à entamer une conversation avec l’un de mes nombreux amis qui étudient la science. Argumenter avec un scientifique est très énervant. Par expérience personnelle, ils prétendent toujours avoir raison sur tout et il n’y a jamais place au compromis. Pire, ces personnes te font souvent sentir comme une complète idiote. Dès qu’on affirme quelque chose qu’ils ne peuvent expliquer par la science, qui n’est pas écrit dans leur livre, on semble les déstabiliser. Leur réponse pour clore la conversation est souvent d’affirmer avec un ricanement que cela est impossible. C’est à croire que si on vivait au Moyen-Âge, ils me mettraient sur le bûcher pour me faire taire. 
Quels chercheurs se sentiront interpellés par le défi implicite que leur lance cette jeune femme si franche?

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