Voici un excellent billet de blog d'un responsable du CRDI (Centre de recherche pour le développement international) qui explique très clairement l'ambiguïté fondamentale associée à qu'une certaine littérature appelle la "troisième mission des universités", qui s'ajoute à celles de l'enseignement et de la recherche. Dans son acception étroite, influencée par le néo-libéralisme, cette troisième mission de l'université consiste à créer de la richesse à partir du travail des professeurs-chercheurs. C'est ce qu'on appelle poliment la valorisation de la recherche ou plus crûment la marchandisation du savoir. Dans son acception plus large, la troisième mission englobe l'ensemble des rapports entre l'université et la société, incluant les "retombées non mesurables" liées au rôle d'une université dans une société - et qu'on devine aisément en voyant toutes les difficultés des pays qui ne réussissent pas à se doter de telles universités : la qualité des débats publics, de l'information, des conseils au gouvernement, la protection des droits des personnes, la diffusion des valeurs communes, etc.
Intégrer cette conception large de la troisième mission des universités aux politiques scientifiques et à la gouvernance universitaire est un combat politique majeur.
Une troisième mission pour les universités | IDRC (International Development Research Centre) Blog. Sharing insights on research for development.
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